Raid en presqu'île de Crozon (23 au 25 octobre 2009)
Il n’y a pas d’heure (d’hiver) pour les braves !
C’est sur cet apophtegme –à vos amours !– que Sœur Adeline, illuminée par le Saint-Esprit et Saint Gewürtz, concluait son prêche « il faut évangéliser la presqu’île de Crozon ».
Ni une ni deux, les Randol’oisifs Canal Historique à savoir Mère Sup. Coco, Frère Alain confesseur de la Nine et l’abbé Marcus répondirent présents et se croisèrent, un genou à terre, bientôt rejoints par Sœur Karine qui venait de prononcer ses vœux.
Virilement introduits derrière les lignes ennemies par Frère Channig, nos cinq cavaliers firent tomber plusieurs places fortes infidèles : Landévennec qui n’offrit aucune résistance (déplorons toutefois le pillage d’une épicerie dans le feu de l’action), Lanvéoc qui déploya en vain ses hélicoptères dans un grand bruit d’aérogare, Camaret dont les filles n’ont plus rien à perdre, Morgat dont les anciens ont acclamé notre entrée libératrice (le vent du souvenir !).
Malgré l’extrême difficulté de ces opérations prosélytiques en terrain hostile, notre foi est intacte et nos blessures sont infimes. Frère Alain, lâchement meurtri dans la descente de Tonzida (qui ne figurait pas sur les cartes), mettra un point d’honneur et son point de côté à nous accompagner jusqu’au bout de l’aventure. Mère Coco surmontera le coup de boule, le refus d’obtempérer et la demi-gamelle de Fionna. Sœur Karine ignorera dans l’extase l’ippon du samouraï Hazur.
Du reste, sous la houlette imperturbable de Sœur Nine, nos montures ont beaucoup appris de cette expédition apostolique : franchir des tranchées, passer sous les fils, descendre des toboggans invraisemblables, traverser un tunnel et un pont autoroutier, escalader des rochers pointus sans abîmer une bernique, courir dans les vagues furieuses, enjamber le pont de Térénez au grand trot façon Garde Républicaine un 14 juillet, longer des précipices vertigineux sur des sentiers approximatifs… autant d’épreuves qui auront amélioré l’assiette de leur cavalier.
A propos d’assiette, merci à Frère Olive, notre fidèle estafette, dont les patates au lard n’ont d’égal que la bolognaise de sa légitime et dont le sandchaouiche Brie-Ketchup (registered trade mark) fait l’unanimité des toutous patrouilleurs.
Merci à Volvic notre sponsor attitré sans lequel l’abbé Marcus eut apostasié.
N’insistez pas, vous ne saurez rien de l’ambiance humide mais chaleureuse de nos bivouacs, rien non plus des accords ou désaccords de la guitare sommaire (3 cordes de bling, 3 cordes de blang) de la Mère Sup., harmonisés avec la cymbale de Frère Alain.
Nous sommes tenu(e)s au secret de la confession…
Abbé Marcus, peccator episcopus, 27 octobre 2009.

Vendredi 23 octobre 2009
8h15, Randoloisirs, Kerinizan. Embarquement des 5 destriers dans le camion: Fionna, Roxann, Socrate, Hazur et Jaïm.
Chauffeur: Channig. Copilote carte: Nine. Copilote "vazy ya personne adroât'": Marcus.Stormy, le cheval de Tonzida prendra la route à part car il ne fait que l'étape du matin.












Arrivée au point de rendez-vous après le passage du pont de Térénez et débarquement des chevaux.







Le monde selon Bouëd
Auteur: Koll
Editeur: Porzh Mil'
Collection: Benjamin Canin



Pause à l'ouest de Landévennec. On admire la vue avant de raccrocher son cœur pour d'autres sentiers à "la Tonzida".

















Le brumisateur breton s'est mis de la partie mais le port du Fret est en vue et le gîte de Larial n'est donc plus si loin!
Puis nous attendons notre estafette avec piquets et fils de clôture. Les pommes sont bonnes dans le jardin du gîte!










Certains bossent pendant que d'autres boivent un coup... Et voilà le fameux sandchaouiche Brie-Ketchup (registered trade mark)!












Samedi 24 octobre 2009























































































Dimanche 25 octobre 2009




























































































Ça décoiffe au Mont Saint-Michel de Brasparts! (14 juillet 2009)
Huit cavaliers et quatre chiens partent en randonnée de journée vers le Mont Saint-Michel de Brasparts.
Itinéraire en vrac: Saint-Rivoal, Kergongou, Chemin des Sangliers, Saint-Michel de Brasparts, Tuchenn Kador et Sources de l'Elorn.
En route! Puis une pause avant un pique-nique et des siestes!














Réveillons-nous!...                                                                 On va là-bas!!








Par où voulez-vous aller? Par là!                  Alors on y va!







Comme toujours, le vent s'en donne à cœur joie au Mont Saint-Michel et ça décoiffe les crinières!



















Et voici le "Grand canyon de l'Arrée" où nos chevaux aiment se désaltérer!













Retour à Randoloisirs:
"Arrrgh!... My name is Bouëd! Koll Bouëd!"



Maoutig, le 20 juillet 2009



Randonnée à Huelgoat.
(4 et 5 juillet 2009)
« La plus noble conquête du cheval, c’est la femme »
BAUDRIER Jean (Maximes)

Le matin du 4 juillet, un groupe de cavaliers composé notamment d’une infirmière, d’un maréchal, d’un cuisinier, d’un danseur-étoile, s’élançait, fontes et sacoches pleines, à la rencontre d’un druide douteux qui allait les conduire au cœur de la forêt de Huelgoat.
Ce raid de deux journées et d’une nuit également bien remplies a permis de vérifier, outre la sentence citée en exergue, plusieurs hypothèses jusqu’alors improbables :
- Le plus beau chemin d’un lieu à l’autre n’est pas le plus court, ni le plus cool.
- On ne connaît pas son propre pays en le parcourant à pied seulement ; l’œil du cavalier rajeunit tous les paysages familiers, sa monture passe-partout lui fait découvrir des sentiers autrement impraticables.
- Naturiste ou pas, une bonne randonnée doit ménager des pauses roboratives à ses cavaliers, les chevaux eux s’en tapent un peu…
- Le chêne d’Armorique a la faculté de jaillir d’un chaos de granit, alors qu’il avait la place tout autour.
- Une cavalière fatiguée est capable de s’endormir grave sur un rocher du même rugueux granit, alors qu’il y a plein de mousse à côté.
- Le fruit du chêne permet définitivement d’écarter toute autre similitude entre ces deux sujets d’étude.
- La Nine sait tirer les cartes et les lire sans lâcher les rênes (très haut niveau !).
- Malgré son aspect inoffensif, Kollboued est un tueur impitoyable (my name is Boued, Koll Boued !).
- Olivier au galop, c’est pleine balle ou netra ; le maréchal n’est pas le plus économe de ses fers…
- Ramon sait se tenir à table, nous avons fait honneur à ses plats (un peu moins d’anchois, merci Raymond).
- Enfin, la dame de Montsoreau (arrivée sans se presser) ronfle hélas comme une cocornemuse !
Merci à nos hôtes du Park ar Meen pour leur hospitalité qui a largement contribué au succès de cette expédition scientifique. Merci notamment pour l’apéro surprise, il est vrai qu’on manquait un peu de carburant au bivouac.
A part ça, brèves nouvelles du camp de base :
- Nounours est passé à l’est (il se porte bien), nous le regrettons tous.
- Starly n’est plus à vendre ni à louer, sauf accord exprès de son propriétaire dont le roi n’est pas le cousin.
- Soleil a toujours sa place au sein du troupeau (ouf !).
- Kerroc’h couvait une Vipère en son sein.
- Socrate, c’est le troisième box à droite (message personnel pour Alain).
- Skipip Skipip vous salue bien, jusqu’à la prochaine !
Marc, 20 juillet 2009

Samedi 4 juillet
Une grosse journée s’annonce et nous quittons Randoloisirs à 9h. Nous partons à 7 et nous avons rendez-vous avec 3 autres cavaliers en fin de matinée quelque part en haut des montagnes d’Arrée.
Les chevaux vont à bonne allure sur la ligne des crêtes. Nous passons par le Roc'h Trévézel, l'antenne de Trédudon et nous nous arrêtons à l'abbaye du Relecq pour le pique-nique.









Dans l’après-midi, nous faisons une pause remarquable au rocher du Cragou pour admirer la vue tout en dégustant quelques myrtilles, puis c’est la forêt de Saint-Ambroise où Kolbouëd rapporte le repas du soir pour lui et sa compagne Moaoutig. Plein de ressources ce chien, puisque ses maîtres indignes avaient zappé les croquettes dans le fourgon d’intendance !









A 18h30, nous arrivons chez Mireille et Pascal Talibart au gîte de Parc Ar Meen. Les randonneurs fatigués apprécient particulièrement l'accueil chaleureux de Mireille et Pascal qui avaient tout prévu: les petits paddocks pour les chevaux, l'eau, le van au milieu du champ pour ranger notre matériel, et même un apéro de bienvenue offert aux cavaliers!








Dimanche 5 juillet
La fatigue de la veille se fait sentir et nous ne repartons que vers 10h.
Après un petit détour par Kermabilou pour saluer une vieille connaissance, nous pique-niquons au Chaos de Mardoul où chacun trouvera ensuite son coin pour une sieste bienfaisante.

















Une demi-heure plus tard, nous mettons le cap sur l’ancienne gare de Loqueffret puis nous suivons la rive sud du lac de Brennilis avant d’entamer la grimpette vers le Mont Saint-Michel de Brasparts.



































Comme à l'accoutumée, ça souffle sur le Mont Saint-Michel de Brasparts et l'une des casquettes ne résistera pas à un joyeux envol! Mais qu'à cela ne tienne, avec ou sans casquette, la traversée de la forêt domaniale de Saint-Cadou nous enchante. Quant aux chevaux, ils ont tendance à forcer l'allure car ils savent l'arrêt à venir: l'incontournable Pub Saint-Hubert à Saint-Cadou! (Une pause bien méritée* pour les chevaux qui reprennent alors des forces avant « la dernière ligne droite » vers les écuries de Randoloisirs).
* Non, les chevaux ne sont pas, en principe, admis au pub Saint-Hubert !