Bon anniversaire à Keremma...
.... et climatologie bretonne.

En ce 23 avril 2011, il y avait grand soleil caniculaire et ciel bleu azur dans les terres tandis qu'à 25km plus au nord, c'était de la brume océane en stationnaire à 2m du sol sous un ciel à plomber le moral d'un canard.
Vers la fin de l'après-midi, le soleil avait réussi une belle percée sur la côte et les poissons en furent bien contents! Dans le même temps, la brume s'était installée petit à petit sur les crêtes, landes, vals et forêts de l'Arrée jusqu'à en ternir le mental -pourtant solide- des grenouilles.
Conclusion de cette petite histoire climatologique?
Une fois arrivés à la mer, nos cavaliers badigeonnés d'écran total se sont empressés d'enfiler des blousons de brume. Tout contents de retrouver le soleil en fin de randonnée, ils ont alors fêté un anniversaire avant de reprendre la route vers la montagne où la brume les attendait de pied ferme. Tout faux les cavaliers de la mer!
Moralité?
Quand tu vas en randonnée par chez nous, tu t'équipes d'un chapeau de soleil, d'un blouson de brume, d'une casquette de pluie, d'un pull chaud, d'un manteau de tempête, d'un maillot de bain, d'un masque de plongée, de lunettes de soleil, d'un cache-col et de crème solaire.
Et puis, si t'as pas assez de place pour tout ça dans tes sacoches, tu regardes avant de partir la météo locale que tu auras évidemment mis en raccourci sur ton ordi... Enfin, c'est comme tu veux.





































Merci Laurent pour tes photos.


Cavaliers et kitesurfeurs font bon ménage à Keremma!
(11 avril 2010)

Le tout est de ne pas se tromper dans les horaires de marée! Mais pas d'inquiétudes car, pour les uns comme pour les autres le pourcentage d'erreurs est quasi nul.
En effet, les cavaliers choisiront les grands espaces découverts à marée basse: le sable y est solide sous le sabot.
Quant aux kitesurfeurs, eux, ils préfèrent la marée haute et/ou montante. La vague y est meilleure et ils ont moins de km à parcourir avant de mettre le kitesurf à l'eau... et au vent!
Ce dimanche 11 avril, c'était donc cavaliers le matin et kitesurfeurs l'après-midi. Une question de marée tout simplement! Entre les deux, un pique-nique rigolo... mais venté!
Vers 15h, onze chevaux étaient bien rangés dans le camion de Serge Coedon et deux autres avaient trouvé place dans le fourgon de Coco.
Merci Serge, merci Coco et merci à Yannick (cavalier détenteur du permis poids-lourds). Merci également à un petit "Chausson-Mobile" chargé de victuailles et qui suit les cavaliers à la trace, au gré de leurs envies de vadrouille.






























































































































Mais non!… Maoutig n’est pas rentrée à pattes!!

11 avril 2010







A la recherche du phare de l'Ile Vierge
(28 mars 2010)
SO PHARE AWAY !
«Le gouvernement ne tolèrera plus que des espaces littoraux balisés restent à la seule merci des piétons naufrageurs, ramasseurs de bigorneaux, ormeaux et autres plouguerneaux ; nous nous engageons à rendre l’île Vierge et ses plages à la vitesse des chevaux au galop!» Yannick Bramoullé, Ministre des Vents et Marées.

Dont acte. Le gouvernement dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit!
Avec un coefficient de 4,36 Kb (1 Kilo Boued = 30,48 cm.), la marée du dernier dimanche de mars se prêtait enfin à l’amerrissage de 28 athlètes montagnards, avides d’iode frais et de sable fin.
A 7H30 heure d’été KMT (Kerininezan Meridian Time), les Diesel de 2 camions chargés à bloc s’ébrouèrent pour un voyage sans incident jusqu’au pied du plus haut phare en pierre taillée du monde – 82 mètres hors-taxes, 397 marches, 12500 plaques d’opaline, portée 27 miles nautiques, optique Fresnel 1 éclat blanc toutes les 5 secondes, 48°38’4’’ N / 4°34’1’’ W – dixit Channig Coz, guide officiel des phares-frisket d’Europe.
Pendant que les Pharisiens Nanou, Carine, Alain et Jacques prenaient le temps d’un café-croissant en terrasse, les petites mains débarquaient puis apprêtaient leur monture. Saluons l’abnégation, l’expertise de Gaëlle (corsage noir Aubade 90B), maîtresse du protège-queue, d’Emie et de Manon (mascarat L’Oréal, parce qu’elles le valent bien), reines du filet à foin, sans lesquelles le confort de la cavalerie eût été mis à mâle…
A 9H30 c’est parti mon Kikouillou pour trois heures de raid autour de la presqu’île en bordure de l’aber Wrac’h. Est-ce le fait des embruns, du vent qui forcit, de la souplesse inhabituelle du sol ? Nos chevaux ne cachent pas et ne gâchent pas leur plaisir à marcher et à enchaîner les jolies circonvolutions du sentier des douaniers. Au fur des plages la confiance s’installe, les trots se délient et les galops s’accélèrent à pied sec ou dans l’eau, ébouriffants mais en parfaite sécurité (Capitaine Nine veille au grain !) ; jusqu’à la fantasia finale qui mettra en péril l’ordonnance des mèches rebelles de Don Quérito…
Comme vous le constaterez sur les photos, Mouni et Kibid (dont nous camouflons volontairement la véritable identité) nous ont accompagnés incognito, l’une déguisée en otarie, l’autre en raie Manta. Grâce à leur présence sous-marine discrète, aucun débordement chevalin ne fût à déplorer, hormis quelques dégazages furtifs.
On ne peut pas en dire autant de certains cavaliers dont les débordements d’affection ont indisposé plus d’un convive lors du banquet final. Il est vrai que l’ambiance bétaillère invitait aux rapprochements. Heureusement les nombreuses salades (culinaires) de notre hôtesse préférée ont embelli ce moment de détente et satisfait ô combien nos appétits.
Merci donc à notre belle hôtesse, tellement fatiguée par l’organisation des agapes qu’elle en a fini sur les rotules !
Mais j’en connais d’autres qui n’étaient pas mécontents de reposer leurs abattis au terme de cette splendide escapade, des vagues à l’âme plein la tête…
Chevaliers de la marée basse, quand est-ce qu’on remet le couvert ?
Marc.
Elève-pilote de chasse, base aérienne de Saint-Vougay.